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La Terre: La situation actuelle

Je crois que nous vivons dans une époque où de grandes décisions doivent être prises, autant sur le plan politique que personnel. Notre Terre ne va pas très bien. Vidéos et articles sur la situation environnementale se multiplient. En fait, le premier article officiel parlant du réchauffement climatique date de 1896 et a été écrit par le suédois Svante Arrhenius. J’écrirai une suite d’articles qui tenteront de décrire le problème, mais également de proposer des solutions au meilleur de mes connaissances.

Pour cette première partie je vais tenter de peindre le portrait de la situation actuelle. Je ne suis pas un scientifique dans le domaine, mais la Terre m’intéresse depuis que je suis jeune, donc au fil du temps je me suis éduqué par moi-même sur le sujet et continue de le faire.

Partons de la base. La Terre est composée d’une quantité inimaginable d’atomes, assemblés en molécules qui se transforment continuellement. Tout organisme sur Terre est en fait composé d’atomes qui proviennent de la Terre. Par exemple, un plan de tomate puise des atomes du sol pour produire les tomates et, lorsque je mange une tomate, mon corps utilise les atomes de la tomate pour créer des nouvelles cellules dans mon corps. Nous sommes littéralement composés de ce que nous mangeons. Ce qui veut dire que la vaste majorité des organismes vivants dépendent du bien être de la Terre, pas l’inverse. La réalité est que la Terre continuera d’évoluer et de se transformer que ce soit avec ou sans nous, comme elle l’a toujours fait. Comme a dit Antoine Lavoisier, «Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme».

La Terre a connu plusieurs chamboulements et cataclysmes à travers ses milliards d’années d’existence. Il est difficile pour nous de s’en rendre compte puisque nous ne vivons que quelques années sur une planète où les changements arrivent sur le cours de millions d’années. Fut une ère où les végétaux et d’énormes insectes étaient les organismes qui vivaient sur Terre. Les végétaux respirent du dioxyde de carbone (CO2) et rejètent de l’oxygène (O2) comme déchet, utilisant un processus appelé photosynthèse. Avec une très grande population de végétaux, l’atmosphère à cette époque contenait environ le double d’oxygène qu’aujourd’hui, puisque les plantes et les arbres absorbaient une grande quantité de carbone contenu dans l’atmosphère. Comme tout organisme vivant, les plantes aussi meurent après un certain temps et une portion du carbone absorbé par les plantes retourne dans l’atmosphère lorsqu’elles se décomposent, mais la partie qui n’a pas eu le temps de se décomposer en surface est enfouie sous terre, y emprisonnant le carbone absorbé. Le charbon que nous minons et brulons aujourd’hui est en fait de vieux arbres enterrés. En brulant ce charbon, nous réinjectons dans l’atmosphère le carbone que les arbres en avaient retiré il y a plusieurs centaines de millions d’années.

Puis, fut une ère où la planète vécut un cataclysme. Plusieurs volcans en éruption durant quelques milliers d’années ont créé une majeure montée en gaz à effet de serre dans l’atmosphère, plongeant la Terre dans une période de grands changements climatiques drastiques auxquels les organismes vivants sur Terre à cette époque n’ont pu s’adapter. La majorité des organismes vivants a disparu.

Durant des millions d’années par la suite, ces gaz à effet de serre furent en grande partie réabsorbés par les océans et les organismes marins qui s’y trouvaient. À leur mort, ces organismes étaient enfouis dans les fonds marins pour se décomposer en huile et gaz. Le pétrole que nous extrayons et brulons aujourd’hui est en fait la décomposition de ces organismes riches en C02 et, en le brulant, nous réinjectons à nouveau dans notre atmosphère des gaz à effet de serre qui avaient été enfouis sous terre par les océans et les organismes marins.

Les gaz à effet de serre ne sont pas une mauvaise chose puisque s’il n’y en avait pas du tout, la Terre ne serait qu’un bloc de glace. Ces gaz agissent comme un thermostat gérant la température moyenne de la planète. Les ères du passé ont souvent été chamboulées par des catastrophes naturelles qui ont changé l’équilibre chimique de l’atmosphère, plongeant la Terre dans des changements climatiques extrêmes ne permettant pas à la vie de s’adapter, et ainsi causer des extinctions de masse. Pour ce qui est de notre ère, je crois que la catastrophe est nous, l’Humain. Plus de 95% du gaz à effet de serre envoyé dans l’atmosphère à chaque année est dû à l’activité humaine. Durant le cours de millions d’années, certains organismes de la planète ont absorbé les gaz qui rendaient la Terre hostile à la vie, pour éventuellement rendre la vie possible et fleurissante sur Terre. Nous sommes en train de défaire tout ce travail en prenant ce que ces organismes ont enfouit sous terre et le remettant en circulation dans l’atmosphère déréglant notre thermostat terrestre et ce, en quelques décennies seulement. Nous réinjectons plus de gaz à effet de serre que ce que la Terre peu absorber naturellement.

De plus en plus de scientifiques sont d’accord pour dire que nous avons franchi le point de non-retour. Que même si nous arrêtons demain matin de produire des gaz à effet de serre, la planète continuerait de se réchauffer. Pourquoi? Nous avons créé un effet de résonance positive sur Terre. Les glaciers qui nous servent de bouclier en reflétant une portion des rayons du soleil dans l’espace fondent, reflétant de moins de moins de rayons. L’eau est la matière qui absorbe le plus d’énergie du soleil sur Terre et devinez quoi, les glaciers qui fondent se transforment en eau causant la Terre à absorber de plus en plus de rayons du soleil. Un autre effet dévastateur relié à cette situation est la fonte du pergélisol. Le pergélisol est un sol gelé depuis des milliers d’années riche en organismes décomposés sous forme de gaz. En fondant, le pergélisol libère dans l’atmosphère des gaz à effet de serre encore pires que le C02 : le méthane. Pour résumer, les glaciers fondent faisant augmenter la quantité d’eau causant une plus grande absorption d’énergie faisant fondre le pergélisol libérant plus de gaz à effet de serre réchauffant davantage la planète faisant fondre plus de glace, etc. Nous avons enclenché un effet exponentiel et ne cessons de l’amplifier.

Selon les estimés nous aurions déjà utilisé la moitié du pétrole disponible sur Terre et à ce rythme, nous en aurions encore pour 30 ans. C’est une mauvaise nouvelle pour deux raisons. 1. Notre économie n’est pas adaptée pour être carboneutre (en fait c’est l’inverse), elle est adaptée au pétrole. 2. La pire nouvelle est que si nous brulons le reste de ce pétrole en 30 ans, nous allons plus que doubler la quantité de gaz à effet de serre déjà présents dans l’atmosphère, ce qui transformerait la Terre en étuve. Il est donc impératif d’appliquer des changements majeurs et radicaux pour tenter d’éviter le pire. Selon le Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) nous devons réduire de 45% nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 et devenir carboneutre d’ici 2050 pour tenter d’éviter des catastrophes qui pourraient être insurmontables. Ce ne sera pas une tâche facile, cependant si nous ne le faisons pas, nous provoquerons une extinction prématurée de notre ère. Cette extinction a déjà commencé, puisque la biodiversité est en chute libre et ce encore une fois, en quelques décennies seulement. La chaine alimentaire est comme une pyramide et notre mode de vie détruit la biodiversité à tous les étages de cette pyramide, mais la plus grande problématique est la destruction de la base de la pyramide comme les insectes et petits organismes qui servent indirectement de nourriture pour tout le reste de la chaine alimentaire. Si nous détruisons la base de la chaine alimentaire, ce ne sera pas long pour que la pyramide s’écroule.

Nous vivons un mode de vie qui provoque et accélère ces bouleversements planétaires. Les phénomènes météorologiques destructeurs sont de plus en plus intenses. Élire des politiciens qui priorisent l’environnement est impératif, puisque le risque est une extinction de masse potentiellement dans moins de 100 ans selon quelques scientifiques, dont le défunt Stephen Hawking. Outre les gouvernements, il y a des choses que nous pouvons faire en tant qu’individu et société pour dicter le changement que nous voulons voir. Malgré que certains scientifiques pensent que c’est une cause perdue disant que les humains ne voudront pas changer assez rapidement (et je comprend leur point), je pense que nous pouvons collectivement surmonter ces défis qui menacent la vie sur Terre. Mes prochains articles de cette série en parleront.

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