Étoile Nordique
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Le bonheur autosuffisant

Je crois que la vie nous apporte les rencontres que nous avons besoin de faire. Que nous vivons les expériences que nous avons besoin de vivre pour cheminer. Depuis 2006, je suis un ambassadeur de la compagnie USANA Health Sciences, qui est arrivée à un bon moment dans ma vie. J’avais 19 ans et je n’avais aucune idée dans quelle direction je m’en allais. Cette entreprise m’a apporté beaucoup sur le plan personnel. J’ai rencontré plein de personnes allumées par la santé optimale, j’ai assisté à plein de conférences livrées par des scientifiques et docteurs spécialisés dans la santé nutritionnelle, et j’ai été en contact avec plein de gens et ouvrages dans le développement de soi. Je pense que sans cette rencontre en 2006 avec USANA Health Sciences, je ne serais peut-être pas instructeur de yoga aujourd’hui. Ma vie et mes valeurs seraient complètement différentes. Bref, tout ça pour dire qu’au courant d’une vie, nous rencontrons plein de personnes et de situations qui nous font cheminer d’une façon ou d’une autre.

Après plusieurs années sans se voir, je suis allé à la rencontre d’une de ces personnes que j’ai rencontrées au travers de cette entreprise. Elle vivait en banlieue rapprochée de Montréal, avait un emploi au gouvernement et tout semblait aller pour le mieux, du moins vu de l’extérieur. Elle vit aujourd’hui en campagne sur un terrain de 8 acres avec son mari et trois de ses enfants, la quatrième vivant ailleurs pour ses études. Elle ne travaille plus au gouvernement, un emploi souvent considéré «de rêve». L’objectif du déménagement était de vivre de cette terre. S’autosuffire autant que possible. Connecter avec ce qui nourrit autant le corps que l’esprit. Elle a pris le temps de nous faire visiter et partager, mon père et moi, leur façon de vivre, et les impacts de ce changement de vie pour eux.

On commence par voir les deux chiens et le porcelet Gaspard qui vit pour l’instant dans la maison avec eux. En marchant sur la propriété, on prend le temps d’apprécier tout ce qui s’y trouve. Elle sort les poules pondeuses qui se promènent comme elles veulent sur le terrain, mais qui semblent préférer aller dans les cèdres non loin du poulailler. Le coq, fier, protège les poules du plus jeune chien qui a dû un jour s’aventurer un peu trop près, mais qui aujourd’hui respecte les limites. Plus loin les lapins, peureux des inconnus. Dans un autre petit bâtiment, des poussins qui dans quelques semaines seront abattus et vidés par la famille même. Mon amie nous explique qu’à chaque fois que c’est une journée d’abattage, elle a le coeur gros. La famille respecte l’acte et remercie ces animaux pour leur vie. Ces poules et dindes destinées à la consommation de la famille sont maintenues dans un gros enclos où elles peuvent courir tout en étant protégées des prédateurs campagnards. Dans un style commercial d’élevage de poule, j’estime qu’il y aurait au moins 20 à 30 fois plus de poule dans ce même espace, créant généralement un stress, une agressivité et souvent des maladies entre les poules. Plus loin encore, la truie se promène dans un pâturage clôturé.

Éventuellement nous joignons les jardins qui sont remplis de dizaines de sortes de légumes, fines herbes, fruits, etc. Certains poussent à ciel ouvert, d’autres dans des serres. Non loin, au centre des jardins se retrouvent les abeilles qui jouent un rôle crucial dans la pollinisation du potager. Mon amie récolte parfois une portion du miel. Tout ce système produit beaucoup de fruits et légumes cueillis mûrs pour un maximum de saveur et valeur nutritive, mais également assure une merveilleuse biodiversité sur place. Cette biodiversité crée une sorte d’harmonie qui rend la terre encore plus riche et productive. Chaque organisme apporte sa contribution. L’agriculture commerciale utilise une approche opposée en essayant de détruire tout corps étranger par l’utilisation des produits chimiques. L’approche commerciale peut sembler efficace à court terme, mais comme on le voit actuellement un peu partout dans le monde, les sols se sont appauvris considérablement du en partie au manque de biodiversité et l’abus de produits chimiques dans les terres agricoles.

Par la suite, elle et son fils nous amènent sur les pistes de marche dans le bois. Elle nous raconte que chaque jour, elle vient dans ces chemins pour y méditer. Tranquillement, on revient vers la maison pour un thé glacé. On discute ensemble de notre évolution individuelle et spirituelle. Elle me raconte que ce passage entre la vie près de la ville et la vie en autosuffisance lui a apporté beaucoup. Qu’elle s’est détachée d’un style de vie dans lequel la performance était sa priorité. Sa priorité maintenant est son bien-être. Elle constate que la majorité des gens, par manque d’amour envers eux-mêmes, ne priorisent pas leur bien-être. Elle me dit qu’aujourd’hui, par amour envers elle-même, elle est à l’écoute de ses besoins et ne cherche plus à hyperperformer comme elle avait habitude de le faire auparavant parfois au détriment de son bien-être. Par amour envers elle-même, elle ne se met plus autant de pression qu’avant. Quand mon père et moi étions chez elle, elle et son mari commençaient leurs vacances. À part d’aller voir sa fille, elle n’avait pas l’intention de faire faire de voyage ou de sortir vraiment. Son petit coin de paradis lui apporte le bonheur dont elle a besoin, et elle ne sent pas le besoin de partir pour se changer les idées. Son style de vie lui apporte également un bonheur autosuffisant.

Cette rencontre a été très inspirante pour moi. J’ai eu une certaine forme de confirmation que le bien-être se trouve dans la simplicité et dans la vie elle-même. Malgré tous les bonheurs instantanés et éphémères qui nous sont proposés dans la consommation, le vrai bonheur durable et immuable ne se trouve qu’à l’intérieur. Plus nous complexifions notre vie par le stress de performance et l’envie des possessions, plus il nous sera difficile d’être heureux, puisque notre attention sera toujours portée sur ce que nous n’avons pas. Nous tombons souvent dans le panneau du «je serai heureux(se) quand…». Même si ce n’est pas toujours facile, nous sommes les architectes de notre bien-être à chaque instant qui passe.

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